Très bien dormi, avec la clim. Réveil 6h30. J’ai mes bananes pr le petit déj, je vais tôt chercher de l’argent car je suis à sec après ces jours sans distributeur à Rincon. Le tour part vers 8h de l’hostel. Ce tour de la Pénisule de Guajira coûte 600 000 $ tout compris pr 3 jours / 2 nuits. Il y a plein d’agences qui le proposent, toutes à peu près au même prix. Perso, on m’a recommandé Baquianos, mais en fait, l’organisateur derrière est History Travelers, qui ne vend pas en direct mais si vous tombez dessus via leur hébergement (cité ds l’article précédent) mis en avant sur Booking, vous pouvez réserver en direct… Je vous préviens, les articles d’auj et demain vont être longs tellement on a fait de trucs.

Un couple franco-colombien, Mariana et Léo prennent leur petit déj et je croise aussi Etienne et Servane, en voyage pr qq mois. On part à 2 voitures de 6, la mienne se compose de Léo, Mariana (super pratique pr la traduction car elle parle bien anglais), 3 colombiennes (Lina, Tatiana et Laura) et moi, sans oublier notre chauffeur, Arnoldo ! Il faut prendre un mini sac pr ces 3 jrs et on laisse le gros à l’hostel. Ma reco : manches longues / pantalons pr les nuits en hamac, de l’anti-moustique, crème solaire et lunettes de soleil, short / t-shirts, maillot de bain – serviette, nécessaire de toilette, baskets / tongs, un chapeau / casquette qui tient bien, batterie externe pr le tél / câble, une frontale. On va ds le désert donc ds des lieux sans électricité / eau.

Départ vers 8h30 ds 1 grand land cruiser : 1 place devant, 3 au milieu et 2 « ds le coffre ». On ns demande donc de tourner. Bien sûr, clim° ds la voiture. Au bout de 15 min, on entre déjà en pays Wayuu, avec la végétation du désert, le contraste est saisissant avec ce que j’ai vu précédemment. La Colombie est un grand pays certes, mais la diversité de son environnement est incroyable. On croise des centaines de cactus, des chèvres ici et là, qq cabanes mais sinon rien, c’est désertique. Enfin rien, si, des déchets de plastique tt autour des villages, avec les sachets accrochés aux cactus, c’est vraiment crade. Le guide nous explique que les Wayuu n’en ont rien à faire et que même si le gouvernement nettoyait, ça recommencerait… Peut-être que d’arrêter de distribuer des sachets ds les boutiques seraient un début… C’est vraiment hallucinant ! A 10h, on fait un 1er arrêt à la Saline de Manaure, surprenant de voir ces marais salants en plein désert. On descend de la voiture pr une visite guidée, 1ère impression outre la chaleur, le vent. Les casquettes s’envolent, ça souffle très très fort, on ne s’en était pas rendu compte sur la route puisqu’il n’y a pas de feuilles sur les cactus, mais effectivement on a croisé qq femmes avec des foulards, comme en Afrique. La guide nous explique la méthode traditionnelle d’exploitation du sel (ils bossent à la main ms extraient qd même 1 million de tonnes par an, soit 70% de la capacité du pays). Avec le vent, j’ai vraiment du mal à tout comprendre / entendre. Pas grave, c’est très joli et on repart avec un petit sachet de cristaux de sel, ça va faire kiffer la douane ça 😂 😂.

On reprend la route en musique, vers 11h, avec un arrêt à Uribia, la dernière « ville » avant le vrai désert. J’achète un gros bidon d’eau, des chips qd la route sera longue mais on peut aussi acheter des friandises pr les enfants, on va y venir… On se dirige ensuite vers Cabo de la Vela, le lieu où se concentre toute l’activité de la péninsule mais attention, le village c’est une rue, de 2km certes mais rien… Le village est surtt un lieu de kite-surf car ça souffle tjs beaucoup ! C’est ici qu’on va déjeuner, dîner et dormir. Super organisation, on ns a demandé ce qu’on voulait déjeuner en partant ce matin donc qd on arrive, on est servi. J’ai pris du poisson grillé, il est très grillé mais ça va. Les accompagnements seront presque tjs les mêmes : riz, patacones (les bananes plantains frites 2 fois) et un petite salade histoire de décorer. Après le déjeuner, on va voir la plage « arc-en-ciel », un endroit où les vagues claquent fort et on peut voir un arc-en-ciel, nous on s’est fait tremper mais on n’a pas vu l’arc en ciel loll Il y a une stèle juste devant car qqn s’est approché trop près et a été emporté par une vague.

On reprend ensuite la route, tjs sur la playlist Merengué de Mariana, vers le Pilon de Azucar et la Playa Dorada. Des enfants et des femmes qui vendent les sacs tradi viennent nous voir… Je me demande vraiment comment des gens peuvent vivre ds un environnement aussi hostile. Et encore, Arnoldo nous explique que certains villages Wayuu st totalement coupés du monde et seul le chef est autorisé à communiquer avec l’extérieur. On arrive au Pilon, il faut grimper pr une vue de malade ! et avec le vent qui nous pousse latéralement, faut faire attention, c’est « espectacular » !  On redescend ensuite et on a 1h pr se baigner, profiter de cette petite plage privée. Y’a de la vague mais ça va, donc je n’hésite pas.

On repart ensuite vers un autre point de vue, le chemin de la Tortue puis vers 17h30, on grimpe sur une autre colline avec un phare pr voir le coucher du soleil, il y a des nuages dc c’est vite réglé (ah ouh, des billets qui volent, Etienne a attrapé 20 000$, pers ne semble les chercher, ça sera pr l’apéro !). On rentre de nuit à Cabo de la Vela, on dépose Léo et Mariana car ils dorment en chambre, nous en « chinchorro », le hamac traditionnel ici… On a laissé notre petit sac ds des casiers avec cadenas à midi donc on peut se changer. Pas d’électricité ici dc la frontale est pratique. On demande pr une douche, elle nous met un seau à dispo, c’est parti ! Avec le vent, on a du sable partout lolll Apéro tous les 3 avec de la bière pas fraîche mais ça ira puis dîner poulet, trop bon ! (on a aussi commandé ce midi pr ce soir et on commande notre petite déj également). Une seconde bière pr la route histoire de mieux dormir ds ce hamac. La dame du resto, très sympa, me dit qu’on va se geler et qu’il va me falloir bcp bcp de bières lolll Rassurante…

21h, on est bien crevés, on va voir nos hamacs (pdj à 6h30 demain !). C’est sur la plage, vue mer (enfin il fait nuit…) sous un petit toit en branches et 2 paravents. On se met en tenue de combat pr le froid, pantalon / pull et let’s go ! Ce qui est cool c’est qu’ils ont des parties latérales qu’on peut remonter sur nous en guise de couverture / cocon, on se retrouve en mode chrysalide. Je suis tte seule ds ma partie, je ne sais pas où sont parties les 3 colombiennes. Une petite série pr m’endormir… J’au du mal à trouver ma position et malgré les boules quiès, y’a de la musique à fond qq part + des chiens qui montent la garde sur la plage qui n’arrêtent pas d’aboyer en mode « téléphone arabe »…

J22 : Très longue route vers Riohacha
J24 : Punta Gallinas, LE no man’s land