Lever 7h car nous avons Rdv à l’agence à 8h15. On prépare notre petit sac (change et strict minimum) et on laisse nos gros sacs à l’hôtel car on y revient demain soir. Petit déjeuner top à l’hôtel : jus de fruit, thé, omelette et toasts. A l’agence, on nous fait choisir de jolies bottes, mettables de suite car la forêt est plutôt humide… C’est parti ! Avec Livio, notre guide qui parle anglais et Rosa, sa femme qui n’a jamais été en forêt, forcément, elle habite à Tena, à 30 km. On est que tous les 4 🙂 Au port de Puerto Misahualli, nous prenons une pirogue pour une bonne demi-heure de navigation sur le Rio Napo. 9h15, on va directement au lodge afin de déposer nos affaires, puis let’s go pour une rando de 6h. A noter que les serviettes de bains et draps / couvertures étaient fournis.

Nous commençons la rando dans la forêt primaire, donc vierge de toute intervention de l’homme. Les chemins sont étroits, mais Livio a sa machette. Ca glisse pas mal, le talon en avant est la solution selon Rosa et oui, ça marche ! car dans le doute, on évite de mettre la main sur les arbres, on ne sait pas quelle bestiole s’y repose… C’est top, Livio est petit-fils de chaman et donc nous montre plein de choses sur les plantes.

  • il me fait de la peinture sur main avec de l’achiote, un fruit qui a des graines de couleur à l’intérieur.
  • il nous fait sucer la pulpe des cabosses de cacao et nous explique comment sont traitées les fèves.
  • il nous montre le bamba tree, idéal pour prévenir quelqu’un car son tronc creux raisonne loin. Bon, ok, le téléphone portable fonctionne pas mal aussi dans la forêt.
  • il nous fait goûter aux feuilles de curare, utilisées comme poison sur les bouts de flèches de sarbacane mais aussi apprécié en tisane pour les ballonnements. On goûte aussi des feuilles de tabac.
  • il nous montre comment tresser les feuilles du palmier Toquilla afin de se faire un matelas ou un abri. Egalement comment se faire un petit sac au cas où nous voudrions ramasser des fruits.
  • comment se faire un anti-moustique naturel ? Exciter une fourmilière d’arbre, bien spongieuse. Coller sa main dessus jusqu’à ce qu’un bon nombre de fourmis grimpe dessus. Frotter énergiquement pour les réduire en purée et bien étaler. Voilà, testé et validé ! Il ne faut surtt pas se tromper de fourmilière : les fourmis Conga piquent si fort que leur piqure est comparée à un coup de fusil tellement c’est douloureux.
  • on a aussi la chance de voir l’arbre râpe à fromage, très pratique ou celui qui marche tout seul à la recherche du soleil. C’est fantastique.

Il commence à pleuvoir. Livio, très prévenant nous donne des feuilles en guise de parapluie. Ca grimpe pas mal, ça glisse ! On fait un arrêt chez une dame qui a une cabane dans la forêt. L’occassion de s’abriter un peu, de déguster des fèves de cacao blanc faites au bbq et d’acheter un bracelet à la dame. Eh Livio, éloigne toi de mes cheveux avec ta machette ! La fille de la dame voudrait bien une perruque blonde 🙂

On repart pour 1h de rando sous la pluie avant de déjeuner dans un abri communautaire ds un village paumé en pleine forêt. Livio a pris le pique-nique : sandwich thon-tomate-fromage local très bon qui ressemble à la mozza + chips et coca. Très international 😉 Et notre parapluie feuilles devient une nappe 🙂 On est trempés mais la pluie semble se calmer (le gars de l’agence nous avait dit de ne pas nous encombrer de ponchos). Pause déj de 30 min et nous reprenons la rando vers le Rio Blanco où il est possible de se baigner avec un peu de courage et de dextérité. Il faut passer pas mal de rochers glissants sur lesquels dormaient qq araignées avant d’accéder à la cascade. Sans façon pour moi ! Mais Amina, plus courageuse, y va. On en bave un peu pour remonter au village. La pluie a cessé et une chaleur humide monte. Ca glisse beaucoup, dur dur… Même un roulé boulé dans les buissons, pas cool ! Dommage que tu ais pris ton bain avant, Amina ! On arrive au lodge bien crevées à 17h.

Gros luxe dans ce lodge tout propre : douche chaude 🙂 La salle pour dîner se trouver en haut des marches, un peu plus loin. On va admirer le coucher de soleil. D’autres excursions sont là : qq français et 2 canadiennes. Mais chacun sa table et son cuisto et avec Rosa, on a le meilleur dîner ! Soupe avec en plus de d’hab des brocolis, du chou fleur… puis poulet riz carottes et pour finir une salade de babaco, comme la carambole mais en plus gros. Livio nous propose d’aller marcher de nuit pour voir d’autres insectes comme les lucioles, mais on est fatiguées, on a pas envie de se resalir donc 20h au lit. Le bruit de la forêt la nuit est assez effrayant. C’est pire qu’un groupe électrogène ! Impossible de décaler les lits du mur car le sommier en pures planches de bois est posé sur des souches, non fixé, c’est super lourd. Grosse frayeur Amina ? Ce n’est que ton bracelet qui pendouille 😉

J5 : En route vers l’Amazonie
J7 : Pourquoi la forêt est-elle si belle ?