11h35 : embarquement sur la TAP à destination de Lisbonne, 2h d’escale et décollage à 16h15 à destination de Salvador de Bahia : 10h de vol. Atterrissage à 22h10. Vu l’heure tardive de l’arrivée, j’avais réservé la 1ère nuit avant de partir, avec bien du mal car c’est le dernier soir du Carnaval. Avec la fatigue, il faut être efficace : récupérer les bagages, foncer à l’office de Tourisme : il est déjà fermé mais il y a encore quelqu’un, ouf ! Je fais confirmer l’hôtel et fais du change (1 $US = 2,75 R$).

23h : la chaleur est étouffante. Il n’y a plus de bus à l’aéroport, il faut prendre un taxi. A Salvador, les taxis se paient au forfait avant le départ, au comptoir de l’aéroport : 68 R$ pour le quartier historique du Pelhourino. Notre chauffeur, une armoire à glace, ne parle pas un mot d’anglais. Il ne connaît pas notre hôtel et part se renseigner, ça aurait peut être dû nous mettre la puce à l’oreille…

C’est parti ! A fond dans une voiture qui a perdu ses amortisseurs depuis longtemps… Les quartiers que nous traversons sont plutôt sombres et tranquilles, quelques personnes sont attroupées aux arrêts de bus. 30 minutes plus tard, arrivée à Salvador, le taxi se fraie difficilement un passage dans les rues étroites, emplies d’une foule célébrant la fin du Carnaval.

Il est minuit quand nous arrivons devant l’hôtel Ilhéus (50 R$ la nuit en triple) : léger sourire du chauffeur devant la plaque de l’hôtel, suspendue au dessus d’une grande porte en bois close. Nous sonnons, un grand père ouvre et se dépêche de refermer derrière nous : un grand escalier marron nous mène au comptoir de la réception. Formalités d’enregistrement et découverte de notre chambre, un grand moment… de stupeur !

Selon le Routard : « dans un vieux bâtiment agréable et bien situé (ça c’est vrai…), tenu par un grand père accueillant (ça peut aller…), chambres avec salle de bains, au confort simple (c’est clair…) mais propres et claires (alors là, ça fait longtemps qu’ils n’y sont pas allés) : la chambre est plutôt rudimentaire, à la propreté douteuse, mais nous sommes fatigués, nous nous installons en nous promettant de changer d’hôtel le lendemain.

Avoir un site Web n’est pas signe de modernité. Envie d’une bonne douche ? Nouvelle surprise : le « mitigeur » est au dessus du pommeau et les fils électriques sont bien près de l’eau : sécurité douteuse mais on se lance… On apprendra que ça s’appelle les douches suicide. Mais ça fait du bien après une longue journée de voyage…

Introduction
J2 : Découverte du Pelhourino