Réveil 8h30, petit déj et prépa de sandwichs car aujourd’hui c’est ma 1ère journée de visite de l’île avec Régis ! Il vient me chercher à 9h15, avec déjà 2 couples dans la voiture : Chantal et Didier, d’Annecy, et Stéphanie et Lionel qui vivent à Fuerteventura aux Canaries. A peine partis, Régis nous parle de Rapa Nui. L’île compte aujourd’hui environ 9 000 habitants sur une surface de 173 km² (environ la taille d’Oléron). On date le peuplement de l’île autour du 13è siècle, avec des Maoris. Elle s’est formée par 3 volcans principaux, le Poike (3 millions d’années), le Rano Kau (2,5 millions d’années) et le Terevaka (300 000 ans, un petit jeune). L’île se déplace d’environ 7 cm par an, vers le Chili. Voici notre circuit, ponctué par les blagues pas très drôles de nos messieurs.
- Vaihu : c’est un ancien village cérémoniel de Rapa Nui, connu pour ses ahu et ses moai renversés, témoignant de l’organisation sociale et religieuse de l’île. Le site montre aussi des vestiges d’habitations, de poulaillers et de fours, illustrant la vie quotidienne des anciens Rapa Nui. La maison avec le toit en jonc a une entrée volontairement très basse : d’abord pour éviter trop de vent, puis pour obliger les gens à rentrer à genoux, si un ennemi rentrait, il était plus vulnérable ainsi, et enfin, pour éviter que les esprits qui s’accrochent sur votre dos, n’entrent aussi.
- Ahu Te Pito Kura : en surplomb de la baie Lapérouse, ce site possède le plus grand Moaï jamais érigé sur un Ahu : 9,80 m de haut sans son chapeau et ds les 80 tonnes avec son chapeau. Il repose face contre terre et aurait été vu pour la dernière fois debout en 1838. Un peu plus loin, on admire des aérolithes. Régis pose sa boussole sur une pierre spéciale de l’enceinte, elle est magnétisée.
- Anakena : ouh, la seule plage de l’île avec la seule cocoteraie aussi. On y découvre un ensemble de 7 statues, un vrai décor de carte postale. Des 7 statues, 5 sont encore intactes et 4 possèdent encore leur pukao. Elles sont encore bien conservées car après avoir été renversées (ce qui arrivait notamment quand un clan perdait), elles restèrent longtemps enfouies dans le sable. Elles furent redressées en 1978.
Pause déj au resto pour les couples et Régis, perso, je préfère aller me baigner ! La plage est magnifique… A peine entrée, une chilienne, Elisabeth, me parle, ça me fera mes 15 minutes d’espagnol du jour. L’eau est trop bonne, en plein Pacifique, je pensais qu’elle serait plus fraîche. Je comprends mieux pourquoi il y a plus de monde dans l’herbe en haut que sur la plage, il y a du vent, le sable est fin donc en 5 min, je ressemble à une escalope panée. Je vais donc me prendre un jus de fruits de la passion pendant que les couples finissent de déjeuner. Régis est un ancien militaire donc 14h15 pétantes, on repart (vite vite, finissez vos cafés !). On reprend la route et les explications. Au programme cet aprèm :
- Tongariki : c’est le plus grand site de moaï de l’île. Il réunit 15 statues géantes sur le même ahu long de 200 m. Un seul moaï a conservé son pukao. Le plus grand pèse 88 tonnes. Cet ahu fut complètement mis à terre avec le tremblement de terre de 1960 qui a provoqué un énorme tsunami avec des vagues de 11 mètres de haut qui sont rentrées de 600 m dans les terres. Il a été restauré en 1992 grâce à une entreprise japonaise qui a même envoyé des grues pour redresser les moaï.
- Rano Raraku : on termine la journée par la visite de ce volcan qui a servi de carrière à presque tous les moaï. Sur la montée, on voit le seul Moaï avec des jambes (il est à genoux). Bien que fragile et poreuse, sa roche faite de tuf volcanique et de cendres compressées procure un excellent matériau pour la sculpture. La roche était travaillée avec des pics et des haches de basalte, plus durs. Les Moaï étaient sculptés directement dans la falaise, puis on sculptait en dessous pour les détacher, les laissant un peu comme sur la quille d’un bateau. Ensuite, ils passaient des troncs en dessous et les basculaient. Il fallait ensuite les bouger pour aller sur leur site, pas une mince affaire vu le poids. Il y a des Moaï de tous types un peu partout, dont Le Géant, encore pris dans la pierre. C’est le plus grand Moaï jamais sculpté : 21,60 m de long et près de 200 tonnes. Sur un pétroglyphe (dessin au dos de certains Moaï), on devine un bateau et une tortue. En effet, en partant en mer, les Rapa Nui attachaient une tortue au bateau car elles viennent toujours manger au même endroit donc pour retrouver leur chemin, il suffisait de suivre la tortue.
Entre chaque étape, Régis nous parle Histoire, il connaît tout et tout le monde par son nom (même les équipages de bateaux venus au 18è !), c’est passionnant mais dur de tout retenir…
Retour vers 17h30. Sam est là. On va dîner ensemble chez Maria avec son ceviche trop bon au prix imbattable. Cette fois, je prends une purée de Camote, une sorte de patate douce violette. Retour vers 21h, papotage avec une bière et au lit pas trop tard car demain, réveil à nouveau !


























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