Réveil vers 8h après une très bonne nuit. J’en profite pour aller prendre une douche tant que c’est calme. Je joue avec les deux robinets mais rien, ça va être douche froide ce matin. Ma voisine de douche y passe 20 minutes, je lui demande si elle avait de l’eau chaude mais non elle non plus. Petit déjeuner rapide avec un thé et des biscuits que j’ai apportés et à 9h30, départ pour rejoindre la Plaza de Armas, devant le monument des Indigènes, lieu de rendez-vous avec Lucas le guide pour un free walking tour en français ! A cette heure-ci, la ville est très très calme. Il faut dire que c’est aussi le jour du second tour de l’élection présidentielle. Le vote est redevenu obligatoire sous peine d’amende donc tout est fermé pour que les gens puissent aller voter. Le risque aujourd’hui est de voir passer l’extrême-droite avec José Antonio Kast, fils d’un nazi, verdict ce soir… Nous sommes 5, c’est parti pour une visite du centre historique.

Moment culture :

  • Santiago compte 7 millions d’habitants, soit un tiers de la population du Chili.
  • La ville a été détruite plusieurs fois par de violents tremblements de terre, les plus violents au monde. De l’ancien Santiago, il ne reste quasiment que la Casa Colorada.
  • La Plaza de Armas est l’endroit où Pedro de Valdivia, un conquistador espagnol, fonda la ville de Santiago en 1541, avec un plan quadrillé et rectiligne. Ville assez vite rasée par le peuple indigène des Mapuche. Ce sont d’ailleurs les seuls en Amérique latine à avoir arrêté la colonisation, les Incas, mieux organisés pourtant ont échoué.
  • On poursuit le tour par l’ex Congrès national, joli monument néoclassique ; le tribunal de justice ; le Musée de l’art pré-colombien : le Palais de la Moneda, bombardé pendant le coup d’état de Pinochet et lieu du dernier discours du président Salvador Allende avant son suicide.
  • Le salaire moyen est de 500 €, ce qui est dingue vu le coût de la vie ici.
  • Giscard d’Estaing avait changé le bleu du drapeau de la France pour une meilleure harmonie avec le drapeau européen et Macron, lors de son 1er mandat, a remis le bleu foncé d’origine… C’est fou d’apprendre ça au Chili, je n’en ai jamais entendu parler…
  • Le Chili est brouillé avec tous ses voisins : la Bolivie à qui il a pris, lors de la guerre du Pacifique, son accès à la mer. Le Pérou à qui il a pris une région pleine de ressources naturelles (nitrates, cuivre, lithium) lors de cette même guerre et l’Argentine car lors de la guerre des Malouines, Pinochet a préféré soutenir l’Angleterre et sa copine Margaret Thatcher.
  • Il y a eu une grosse vague d’immigration européenne au 20è siècle pour peupler le Chili, pas mal d’allemands et encore plus après la 2de guerre mondiale, de nombreux nazis sont arrivés pour échapper aux tribunaux. Résultat : à Santiago, on ne commande pas une pinte de bière (pinta) mais une schopp !
  • Nous visitons ensuite l’église San Francisco, construite entre 1586 et 1628 et qui a résisté à 15 tremblements de terre. Il se dit qu’elle a été construite par les Incas qui savaient déjà faire des fondations antisismiques.
  • Nous poursuivons par le Théâtre municipal puis faisons le tour du Cerro Santa Lucia pour finir dans le quartier Lastarria où il fait bon flâner.

Nous quittons Lucas (5 000 pesos de pourboire) et déjeunons tous les 5 dans le quartier. Gabriel, 12 ans, a envie d’un burger donc let’s go ! (12 000 pesos). Il fait carrément froid aujourd’hui, autour de 15 degrés, j’ai sorti la doudoune. Vers 15h, je repars gravir la colline Santa Lucia, 630 mètres, avec une jolie vue sur la ville. Dommage, avec les nuages, on ne voit pas bien les montagnes qui entourent la ville. Je rentre tranquillement via la Plaza de Armas qui s’est beaucoup animée. Des gens se prennent en photo devant le symbole STGO sans voir qu’ils sont dans le mauvais sens lolll Je fais un stop au supermarché pour acheter des pommes et une salade pour ce soir (6 000 pesos) et retour vers 17h à l’hostel pour me reposer un peu car c’était une bonne journée, avec 13 km. Un peu de temps pour le blog et regarder ce que je vais faire ces prochains jours. Le soleil sort enfin, ça réchauffe un peu. Les résultats des élections sont tombés, le Chili a basculé à son tour à l’extrême-droite 🙁

21h, je commande un Uber pour aller au Terminal Sud prendre le bus de nuit pour Pucon (Uber 3 € et bus de nuit 30 € avec Pullman Tur). J’ai réservé Terminal Sur sur Uber mais en entendant Pullman, le chauffeur décide de m’emmener directement… au mauvais terminal lol mais ça n’est pas de sa faute, il a voulu bien faire car Pullman Bus et Pullman Tur sont 2 compagnies différentes ! Je suis au Terminal Alameda, il faut marcher qq minutes pour arriver au Terminal Sur. Là, je vois que le bus arrivera entre la plateforme 40 et 49, OK. 22h, le bus arrive, dommage j’avais réservé un fauteuil Cama seule et je suis en duo mais ça va, les sièges sont larges et un rideau me sépare de ma voisine Fabiola, qui directement me demande un câble pour son tél et l’utilisera tout du long puisqu’on dort lol Salon Cama, c’est un siège qui s’incline à 155° avec un repose-pieds. Pas de wifi à bord mais un écran avec films ou livres et une prise USB. Départ 22h20, 1h plus tard je dors…