Réveil 8h, je refais mon sac car aujourd’hui, je change de région ! Petit déj, sandwichs pour le bus et ciao Puerto Varas ! Le bus est à 9h25, ponctuel comme d’hab même s’il doit venir de loin car des gens finissent leur nuit. Ce bus ETM à destination de Castro, sur l’île de Chiloé met 4h30 (12 000 CLP), avec une traversée en ferry de 20 min.
L’île de Chiloé est la 5è plus grande île d’Amérique du sud (9 000 km²), elle a toujours occupé une place à part au Chili, par son isolement et sa spécificité géographique, historique et culturelle. Découverte en 1553 par les conquistadors espagnols, elle fut rapidement colonisée par les Jésuites. Après la révolte Mapuche de 1598 sur le continent, Chiloé connut une longue période d’isolement. Bastion important de la résistance royaliste, favorable à la couronne d’Espagne pendant la guerre d’indépendance, les Chilotes furent les derniers à accepter la rupture avec Madrid. De cette histoire tumultueuse est issue une population atypique de marins farouchement indépendants. Les légendes mâtinées de divinités sylvestres et d’un soupçon de sorcellerie appartiennent au quotidien avec une évidence toute naturelle.
J’arrive à Castro vers 14h… Petite marche en descente pour arriver au bord du Rio Gamboa, là où se trouve mon logement. Qqn m’ouvre, je contacte le proprio qui n’est pas sur place pour faire le check-in. Petit dortoir, on est 2 pour le moment. Je vais me poser sur la terrasse pour profiter de quelques rayons de soleil. La vue est magnifique !
Ce logement est donc un palafito : une ancienne maison de pêcheurs sur pilotis. Le tsunami consécutif au tremblement de terre de 1960 en a détruit beaucoup mais celui-ci a été reconstruit. Trop fort, plein de cygnes à cou noir nagent dans le coin… C’est paisible et très agréable, je ne bouge pas de là. En fin d’aprèm, mon coloc, un chilien, arrive tout bourré, avec des bouteilles supplémentaires ds les mains. Le patron des lieux me confirme que 2 filles vont arriver pour compléter le dortoir, ouf, car je ne me voyais pas trop en tête à tête avec lui… Dîner pâtes, pour une fois, je peux cuisiner tranquille, c’est désert. Je vais ensuite parler à une famille chilienne qui est sur la terrasse (Xavier, Marlèné et Valeria, leur fille d’une vingtaine d’années). Ils m’offrent un verre de vin, finalement je passe la soirée avec eux, en espagnol !! Au lit vers minuit.
Logement : 4 nuits au Palafito Waiwen, 77 000 pesos en dortoir 4 pers.













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